Retour sur la rencontre de Clôture du projet Vivid autour de la vivabilité de nos réseaux d’agriculture soutenus par la communauté

Le projet Vivid a commencé il y a 3 ans, autour de la volonté de développer des outils pour renforcer les 3 piliers des réseaux d’agriculture soutenue par la communauté (ASC) : la viabilité, visibilité et la vivabilité. Toutes les ressources du projet seront bientôt disponibles, et le sont déjà en partie dans le Hub d’Urgenci. En attendant, voici un retour en mots sur la dernière rencontre des partenaires autour du sujet de vivabilité, au Pays Basque !

Comment répondre concrètement, par la pratique, à ce que vivent nos réseaux ? C’est autour de cette question que le projet Vivid est né. Pendant des mois, des personnes issues des ASC  – en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en République tchèque, en Pologne et au Pays Basque  – ont travaillé ensemble pour bâtir des réponses concrètes.

Des outils pour s’évaluer, se rendre visible et faciliter l’implication dans nos réseaux

Trois grands chantiers ont structuré ce travail collectif dont les ressources peuvent se trouver dans le Hub de Urgenci.

La viabilité d’abord : des outils d’auto-évaluation ont été développés pour permettre à chaque initiative de traduire la question « Comment allons-nous ? » en données tangibles : finances, richesses humaines, gouvernance etc… Un moyen de prendre le pouls de nos organisations, au-delà des impressions.

La visibilité ensuite : comment exister dans un monde ultra-chargé d’informations ? Dans le cadre du débat plus large sur les nouvelles technologies et du contexte de sur stimulation informationnelle, nous avons partagé des méthodes pour améliorer notre communication et gagner en visibilité.

La vivabilité, enfin : qu’est-ce que cela signifie, concrètement, pour une initiative, d’être vivable ? Nous avons travaillé à construire des langages communs, à définir ce que signifie prendre soin, à la fois à l’intérieur de nos réseaux et au-delà.

Cinq jours à Basoa sur la vivabilité : vivre ensemble, tout simplement

En mars, les partenaires du projet se sont réunis à Basoa (Artea) pour partager plusieurs jours d’apprentissage et de vie collective. Comme tout au long du projet, la vie s’est invitée – avec son lot d’imprévus et d’improvisation. Nous avons répondu du mieux possible, en mobilisant tout ce que nous avions appris et construit ensemble. Le but de ces journées ? Travailler sur la partie Vivabilité des réseaux et surtout l’expérimenter dans la pratique.

Ainsi ces journées ont aussi été l’occasion d’apprendre auprès d’autres réseaux travaillant avec des migrants et des personnes en situation de vulnérabilité – des personnes qui, aux yeux d’une partie de la société, ne sont même pas considérées comme dignes de soin. Un échange puissant et nécessaire.

Nous avons également pris le temps de nous célébrer nous-mêmes, de rendre visible le travail accompli, et de souffler.

Respirer pour continuer

En bref, nous avons eu le temps de vivre ensemble, avec tout ce que cela implique. Et surtout, de respirer profondément dans ce refuge forestier qu’est Basoa.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la vivabilité n’est pas un état à atteindre une fois pour toutes, mais un équilibre fragile à cultiver sans cesse. Elle passe par la capacité à s’arrêter, à prendre soin les uns des autres, à reconnaître nos limites et à célébrer nos forces.

Et après ?

Le projet Vivid touche à sa fin, mais les outils, les liens et les apprentissages, eux, restent vivants. Toutes les ressources développées – guides d’auto-évaluation, outils de communication, réflexions sur le soin et la sécurité au sein des réseaux – seront bientôt disponibles sur le Hub d’URGENCI. Certaines le sont déjà.

Ce retour sur notre rencontre à Basoa n’est qu’une invitation : celle de continuer à cultiver, ensemble, des réseaux d’agriculture soutenue par la communauté qui soient non seulement viables et visibles, mais profondément vivables.

Merci à toutes les personnes, initiatives et réseaux qui ont rendu ce projet possible, et à Basoa pour cet espace de respiration et de ressourcement.

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