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OGM « cachés », la lutte continue

Le 3 octobre 2016, le Conseil d’Etat saisi par des associations et syndicats (Confédération paysanne, Réseau semences paysannes, Les Amis de la Terre, etc..) a renvoyé devant la Cour de justice de l’Union européenne le fait de savoir si les plantes obtenues par mutagénèse devaient être ou non soumises à la directive européenne de 2001 dite « directive OGM ».

Mutagenèse et Transgenèse

Les plantes peuvent muter naturellement sous l’effet d’un stress, mais à un rythme très lent, ce qui permet à celles qui survivent de se réadapter naturellement à leur environnement.
Ce phénomène est à la source du développement industriel d’une mutagenèse dirigée pour créer artificiellement des mutants, en agressant des semences par des produits chimiques ou en les bombardant par des rayonnements ionisants ; l’objectif étant de les rendre tolérants aux herbicides. Ainsi il est possible de semer ces variétés mutantes, mélangées à des herbicides alors que les adventices( "mauvaises herbes") ont déjà levé.
Le système agro-industriel tente de faire croire que ces techniques ne se différencient pas des processus naturels et a réussi jusqu’à présent à ce que ces mutants ne soient pas soumis à la même réglementation que les plantes transgéniques. La transgenèse est l’introduction d’un gène étranger dans le matériel génétique de la plante. La mutagenèse est un gène d’origine qu’on a fait muter.

Un long combat depuis l’appel de Poitiers en 2012

Le fait que la directive de 2001 ne s’applique pas, entraîne que ces semences mutées ne sont ni évaluées, ni tracées, ni étiquetées, ni surveillées. Elles sont mises sur le marché comme n’importe quelle variété issue de la sélection variétale classique !
En France ce sont essentiellement le colza et le tournesol qui sont concernés par ces cultures de variétés tolérantes aux herbicides (VrTH), obtenues à partir de semences mutées. Inexistantes il y a dix ans, il y aurait aujourd’hui 140 000 hectares pour le tournesol et 22 000 hectares pour le colza cultivés ainsi.

Notre charte des AMAP promeut dans son article 2 « Une pratique agro écologique » sans OGM. Cette lutte est aussi celle de notre mouvement citoyen.

Didier Loufrani, porte-parole du réseau des AMAP du Tarn et administrateur du Miramap

Lien sur le 4 pages de la confédération paysanne : « Ces OGM qui ne disent pas leur nom »

Lien sur l’article de Inf’OGM : « France / UE - La Cour de Justice sera consultée sur les plantes tolérant les herbicides »

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